Lauréat: Michel Dallaire, président et chef de la direction chez Cominar

Occasion: À travers l'implication de la Fondation Famille Jules Dallaire, il a permis la restauration de la maison historique Loyola, pour y accueillir la Maison Dauphine.

Chez les Dallaire, la philanthropie est une histoire de famille. « Jules [mon père] voulait beaucoup qu'on travaille auprès de la jeunesse, pour essayer de donner des chances aux jeunes de reprendre leur vie en main », explique Michel Dallaire.

C'est donc tout naturellement que l'homme d'affaires s'est laissé convaincre par Yvon Charest, pdg d'Industrielle Alliance, de s'impliquer pour donner un nouveau toit à la Maison Dauphine, qui vient en aide aux jeunes de 12 à 24 ans en situation d'errance.


Par l'intermédiaire de la fondation familiale, renommée Fondation Famille Jules Dallaire après le décès de leur père, les Dallaire ont acheté et remis à neuf la maison Loyola, sise dans la côte de la rue D'Auteuil, tout juste derrière les remparts. « Je dis souvent aux gens que mon talent, c'est ce que j'ai appris de mon père: c'est faire de l'immobilier. Est-ce que je peux utiliser mes talents pour aider des organismes communautaires? C'est ce que je tente de faire. Je ne serai jamais un moniteur ou un éducateur, ce n'est pas mon expertise », souligne Michel Dallaire, qui est à la tête de la compagnie immobilière Cominar.

« La vie est une question de chance »

Achetée pour plus de 600 000$, la bâtisse de style néo-gothique construite en 1824, qui a déjà abrité le bar-spectacle Le D'Auteuil et la Fourmi Atomik, a dû subir une cure complète de rajeunissement. La Fondation a investi 400 000$ de plus, et la Ville ainsi que le gouvernement du Québec ont allongé près de 5,3 millions$ pour assurer la préservation de l'édifice patrimonial.

Depuis, la Fondation Famille Jules Dallaire loue les locaux à la Maison Dauphine pour la somme symbolique de 1$ par année, pour les 30 prochaines années, à la seule condition que la maison continue de servir à aider les jeunes. L'organisme, devenu à l'étroit dans les locaux voisins, a maintenant plus de salles de classe pour son école de la rue, notamment, et un tout nouveau local pour accueillir les jeunes.

Dans la même veine, la Fondation appuie le Portage, un organisme qui vient en aide aux toxicomanes. Michel Dallaire s'implique aussi depuis 18 ans au Patro Roc-Amadour, dans Limoilou.

« Je crois beaucoup que la vie est une question de chance, explique-t-il. Il y a des événements parfois qui font que ta vie bascule et que tu as été moins chanceux. Moi, foncièrement, je pense que quand tu as de la chance dans la vie - et je ne parle pas d'affaires, je parle de la vie en général -, je trouve important de redonner à des gens qui ont eu moins de chance », martèle Michel Dallaire, qui croit dur comme fer à l'importance de l'engagement des gens d'affaires dans leur société. « Tous les gens d'affaires qui réussissent devraient quant à moi se réinvestir. On a un bilan économique, mais je pense aussi qu'on a un bilan social. »

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La Presse
Michel Dallaire: partager sa chance

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